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Entretien avec Le Point : Figure montante des Républicains, le député de l'Ain veut que la droite reparle aux classes populaires.

September 12, 2017

Ancien proche de Bruno Le Maire, puis porte-parole de la campagne présidentielle de François Fillon, le député de l'Ain Damien Abad a fait le choix de rallier Laurent Wauquiez. Après la juppéiste Virginie Calmels, c'est une autre personnalité de la droite modérée – et figure montante de la droite française – qui rejoint le favori à la présidence des Républicains.

À 37 ans, l'ancien lemairiste donne ainsi sa confiance à un candidat souvent critiqué pour son sectarisme. « Il est dans la logique d'une droite audacieuse et courageuse », estime pour sa part l'élu Les Républicains, tout en rappelant que Laurent Wauquiez peut être l'homme de la « vraie droite », « audacieuse et courageuse ». Et le parlementaire de s'interroger : Le Maire, dont il a été proche, et le Premier ministre Édouard Philippe sont-ils encore de droite ?

 

Le Point : Pourquoi avez-vous rejoint Laurent Wauquiez ?

Damien Abad : Laurent Wauquiez est le seul à avoir une volonté de rassemblement à droite. Nous ne pouvons pas rester un mouvement sans leader : nous avons besoin d'un chef charismatique, capable de faire triompher les valeurs de la droite dans notre pays. Par son dynamisme et son énergie, Laurent Wauquiez incarne l'espoir à droite. J'ai l'habitude de travailler avec lui en Auvergne-Rhône-Alpes, je connais sa capacité à fédérer différents courants et sensibilités politiques.

 

Pourtant, lors de la primaire, vous souteniez Bruno Le Maire, qui incarne une droite moins dure, moins « buissonienne », que Wauquiez.

J'ai soutenu Bruno Le Maire lors de la primaire, car il incarnait le renouveau que les Français attendaient. Je suis un homme de la droite modérée et je considère que les critiques qui visent Laurent Wauquiez sont tellement caricaturales qu'elles desservent avant tout leurs auteurs. Il incarne la droite des valeurs telles que le travail, le mérite ou encore l'autorité. Je crois même qu'il peut être au carrefour des droites en portant à la fois un discours ferme sur l'autorité de l'État et une espérance nouvelle sur le plan économique et social. N'oublions pas qu'il est l'homme de la droite sociale qui défend avant tout les classes moyennes et populaires.Laurent Wauquiez a compris qu'il fallait sortir du dogme du « sang » et des « larmes » afin de défendre le pouvoir d'achat de ceux qui travaillent et la justice sociale.

La vraie droite n'est pas sectaire ou identitaire.

 

Souvenez-vous, Sens commun sifflait Bruno Le Maire car il ne voulait pas abroger le mariage pour tous. Et aujourd'hui, Sens commun marche pour Wauquiez. Ce courant a-t-il sa place chez Les Républicains ?

Sens commun n'est pas l'alpha et l'oméga de la droite française. Il ne peut l'être. C'est un courant comme un autre qui doit rester à sa place. Laurent a suffisamment d'autorité et de force pour ne pas voir le parti tomber entre les mains de tel ou tel mouvement.

 

Laurent Wauquiez ne cesse de parler de « vraie droite », sans la définir. Quelle est-elle ?

La vraie droite, c'est celle qui reparle aux Français, notamment aux jeunes, aux classes moyennes et populaires. C'est celle qui donne une espérance nouvelle en faisant de l'école, lieu de l'ascenseur social, le ciment de notre société. La « droite de retour », c'est une droite qui devra s'attaquer à quatre grandes fractures qui traversent notre société : la fracture démographique avec des jeunes en proie au doute sur l'avenir et des seniors mal-aimés de ce gouvernement ; la fracture sociale avec un système de protection sociale à bout de souffle et une valeur travail menacée de toutes parts ; la fracture culturelle avec le risque que la France devienne une addition de communautés les unes séparées des autres ; la fracture territoriale avec la dévitalisation de nos territoires ruraux et périurbains déconsidérés par le président de la République des métropoles. La vraie droite, ce n'est pas une droite sectaire ou identitaire, c'est au contraire une droite suffisamment courageuse et audacieuse pour relever les défis de notre pays.

Lire également : Pécresse n'exclut pas de quitter le parti si Wauquiez est élu

 

Sectaire, identitaire, c'est ce que certains reprochent justement à Wauquiez.

Je fais confiance à Laurent, car il est dans une autre logique : celle d'une droite audacieuse et courageuse qui assume ses idées et ses valeurs. Le tout, sans être une droite identitaire, ce que nous ne sommes pas, comme certains aiment à le dire. La vraie droite, c'est donc celle qui remet du lien avec les classes moyennes et les classes populaires, qui s'investit plus sur l'éducation ou sur la désertification médicale. L'atout de Laurent, c'est qu'il peut être l'homme de la droite sociale.

 

Mais il y a des ministres de droite dans le gouvernement ! Lors de sa prise de fonction, Édouard Philippe a d'ailleurs rappelé être « un homme de droite ». Ne l'est-il pas ?

Est-on encore un homme de droite quand on décide d'augmenter la CSG ou de baisser les APL ? Est-on encore un homme de droite quand on conduit une politique anti-retraités et anti-propriétaires ? Enfin, est-on encore un homme de droite quand on cautionne l'affaiblissement de nos armées ou que l'on s'attaque à la police ?

L'est-il donc ?

C'est la question que je pose. Ce sera aux actes qu'on jugera.

Nous devons être des accélérateurs de réformes.

 

Quant à Bruno Le Maire et Gérald Darmanin ?

Ils ont fait des choix personnels qui ne sont pas les miens ni ceux de la quasi-totalité de notre famille politique. Être ministre, ce n'est pas une fin en soi, mais un moyen de porter ses idées et ses convictions au plus haut niveau de l'État. Il faut toujours veiller à que les idées guident l'ambition politique et non que ce soit l'ambition politique qui téléguide les idées. Là aussi, on jugera aux actes.

 

Les Républicains doivent-ils soutenir la réforme du Code du travail engagée par Emmanuel Macron, comme le demande Xavier Bertrand ?

Oui, il est urgent d'agir, et les Français ne comprendraient pas que nous nous opposions aujourd'hui à des réformes que nous avons défendues hier, même quand elles manquent d'ambition. Lorsque les choses vont dans le bon sens, nous devons être des accélérateurs de réformes plutôt que des empêcheurs de tourner en rond. Il en va de l'intérêt de la France et des Français.

 

Quelle position la droite devra-t-elle tenir  ? Une opposition frontale ou une participation constructive aux réformes ?

Lors de la session extraordinaire, nous avons démontré que l'on pouvait incarner une droite libre et responsable. On peut être constructifs dans l'intérêt de la France sans être les supplétifs de la majorité. Cela se vérifie aussi bien sur nos votes relatifs à

 

la loi de moralisation de la vie publique que sur les ordonnances travail. Face à l'amateurisme parfois criant de la majorité En marche !, nous avons pu démontrer notre solidité et notre savoir-faire. Ce groupe LR comprend des élus de talent, ancrés sur les territoires, qui seront les artisans de la refondation de la droite autour de Laurent Wauquiez.

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